Les monnaies de la IIIe République
La République garde le franc germinal jusqu'en 1914, puis doit abandonner l'or. Cette époque donne quelques-unes des pièces les plus belles et les plus connues : le Coq, la Semeuse.

Les pièces
20 francs or Coq Marianne
1899-1914
Semeuse 50 centimes, 1 franc, 2 francs
1897-1920
10 et 20 francs Turin
1929-1939
Les monnaies de cette époque
| Pièce | Années | Titre | Métal fin |
|---|---|---|---|
| 20 francs or Coq Marianne | 1899-1914 | 900 ‰ | 5,806 g |
| Semeuse 50 centimes, 1 franc, 2 francs | 1897-1920 | 835 ‰ | 8,35 g |
| 10 et 20 francs Turin | 1929-1939 | 680 ‰ | 13,6 g |
Le Coq et la Semeuse
À la fin du XIXe siècle, la République renouvelle ses types. Le graveur Jules-Clément Chaplain dessine le Coq de la 20 francs or, frappée de 1899 à 1914. Oscar Roty crée la Semeuse, qui orne les pièces d'argent de 50 centimes, 1 et 2 francs à partir de 1898.
1914 : la fin de l'or
Avec la guerre, la Banque de France appelle l'or des particuliers et les pièces d'or cessent de circuler. Des 20 francs Coq ont été refrappées après la Seconde Guerre mondiale avec les anciennes dates : ces refrappes sont bien des pièces d'or, mais les collectionneurs leur préfèrent les frappes d'origine.
Le franc Poincaré et la Turin
En 1928, le franc est dévalué. Les nouvelles pièces de 10 et 20 francs « Turin », du nom de leur graveur, sont en argent à 680 millièmes. Pendant la guerre et l'Occupation, les pièces courantes passent en aluminium et en zinc.
Questions fréquentes
Mon 20 francs Coq est-il rare ?
Le plus souvent, non : la plupart des millésimes ont été frappés par millions, et une partie des pièces datées de 1907 à 1914 sont des refrappes d'après-guerre. Quelques dates et les exemplaires en très bel état font exception : la fiche du 20 francs Coq donne les dates à surveiller.